L’aqueduc Médicis
(vestige)
Alimenter Paris en eau
Le projet remonte au règne d’Henri IV : Paris étant dépourvu de sources naturelles sur la rive gauche, le roi projette d’y palier en faisant construire un aqueduc acheminant les eaux de Rungis vers des fontaines publiques. C’est son fils, le jeune Louis XIII, accompagnée de sa mère, la reine Marie de Médicis, qui pose la première pierre à Rungis le 16 juillet 1613. Long de 13 kilomètres et situé dans une galerie souterraine, il franchit la vallée de la Bièvre au niveau d’Arcueil au moyen d’un pont-aqueduc long de 379 mètres et large de 75 mètres. Il est ponctué de 27 regards donnant accès à la galerie et se termine à la maison du Fontainier (regard n°27). L’aqueduc est achevé en 1623. Les parisiens pourront profiter de nouvelles fontaines à partir de 1628.

Vestige de l’aqueduc Médicis
Le palais du Luxembourg
Un autre projet va bénéficier des eaux de Rungis. A partir de 1615, l’architecte Salomon de Brosse est chargé de construire pour la reine Marie de Médicis le palais du Luxembourg qui sera achevé en 1630. Rappelant à la reine les jardins de son enfance, ce jardin à l’italienne est agrémenté de grottes, bassins et fontaines dont les ouvrages sont réalisés par l’ingénieur italien Thomas Francine (de son vrai nom Tommaso Francini).

Vestige de l’aqueduc Médicis
Le vestige visible avenue Reille
Au niveau du n°44 avenue Reille, face au parc Montsouris, la façade vitrée d’un immeuble moderne laisse voir une petite section de l’aqueduc Médicis, rare vestige visible au grand jour. Les regards de l’aqueduc sont encore visibles à Rungis, Fresnes, l’Haÿe-les-Roses, Cachan, Arcueil, Gentilly et à Paris dans le jardin de l’ancien hôpital de La Rochefoucauld (visible de l’avenue René Coty).
Adresse : 44 avenue Reille
Métro : Alésia
Arrondissement : 14e
Téléphone :



