L’hôtel Hector Guimard

L’hôtel Hector Guimard

L’hôtel Guimard

L’hôtel Guimard

Le représentant majeur de l’Art nouveau

L’architecte Hector Guimard (1867-1942) a marqué à jamais le paysage parisien avec ses célèbres édicules de métro initiés dans le cadre de l’Exposition Universelle de 1900.

Après ses œuvres de jeunesse, Guimard s’est converti entre 1895 et 1900 à l’Art nouveau, dont il va devenir le plus grand représentant en France. Il exprime toute sa créativité et toute sa virtuosité dans des constructions colorées aux formes organiques, inspirées de la nature. Son œuvre la plus spectaculaire est alors le Castel Béranger, conçu entre 1895 et 1898.

Une période de maturité plus assagie

Puis de 1900 à 1910, l’architecte entre dans sa période de maturité : les volumes sont plus unifiés, la polychromie disparaît au profit de la bichromie, le blanc de la pierre et l’ocre de la brique. Le « style Guimard » affirme ses principes esthétiques et sa singularité : les immeubles de la rue Moderne (devenue rue Agar) ou l’hôtel Mezzara en sont des exemples éblouissants.

La propre maison de l’architecte

Construit entre 1909 et 1912, l’hôtel Guimard se rattache à cette période extrêmement féconde. Marié en 1909 à la peintre américaine Adeline Oppenheim, fille d’un riche banquier juif, l’architecte décide de construire cet hôtel particulier pour son propre compte. Il servira à la fois de cadre à son agence d’architecture, à sa résidence privée et à l’atelier de son épouse.

Très exigüe, la parcelle de 90 m2 a la forme d’un triangle. Pour y placer son programme, Hector Guimard conçoit un bâtiment sur six niveaux doté d’un ascenseur et d’un escalier intérieur. Et pour augmenter la surface habitable, il a recours à des fenêtres ventrues, à des bow-windows et à un encorbellement des façades à partir du 2e étage.

L’hôtel Guimard : la porte d'entrée

L’hôtel Guimard : la porte d’entrée

Une grande liberté formelle

Le volume se présente comme une seule masse sculptée dans deux matériaux, la pierre et la brique. Une grande liberté formelle s’illustre dans la répartition assez improbable des fenêtres et grandes baies aux différents étages, le balcon d’angle du 3e étage et l’aspect monumental de la porte d’entrée.

Une inspiration puisée dans la nature

Inspirés de la nature, les motifs de fleurs envahissent les encadrements en pierre des ouvertures et les ferronneries des balcons. Des auvents animent également les lucarnes de la toiture. A l’intérieur, Guimard fait de sa maison une œuvre d’art total en dessinant lui-même la décoration, les meubles et les radiateurs.

Une œuvre boudée après guerre

Après le décès de Guimard, sa veuve propose à l’Etat français de lui céder l’hôtel Guimard pour y aménager un musée Guimard. Aussi incroyable que cela puisse paraître, les autorités françaises refusent, l’Art nouveau étant tombé aux oubliettes. Le mobilier et les archives Guimard sont alors vendus. L’hôtel est aujourd’hui séparé en appartements.

Pour l’architecte Hector Guimard, voir également le Castel Béranger, l’hôtel Mezzara, l’immeuble Jassedé, l’école du Sacré-Cœur, la synagogue de la rue Pavée, l’immeuble de bureaux rue de Bretagne.

Source :
Lapierre (Eric), Guide d’architecture Paris 1900-2009, Paris, Pavillon de l’Arsenal, 2008.

Adresse : 122 avenue Mozart

Métro : Michel-Ange-Auteuil

Arrondissement : 16e

Téléphone :

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