La Folie de Chartres Le Parc Monceau

La Folie de Chartres Le Parc Monceau

Le jardin de l’ancienne « Folie de Chartres », l’un des plus beaux de Paris à la fin du XVIIIe siècle, est devenu le parc Monceau.

La Folie de Chartres - Vue des tentes turcs - 1779

La Folie de Chartres – Vue des tentes turcs – 1779

Une folie appartenant au duc d’Orléans

Louis-Philippe d’Orléans, duc de Chartres puis duc d’Orléans, habite au Palais-Royal, résidence officielle des duc d’Orléans depuis Louis XIV. Il possède sur la plaine Monceau un jardin à la française et un pavillon, appelé « la Folie de Chartres ». Ce pavillon de plan carré est l’œuvre de l’architecte Louis-Marie Colignon.

Le parc Monceau - La Naumachie

Le parc Monceau – La Naumachie

Un jardin d’illusion

En 1773, le duc de Chartres confie au peintre Louis Carrogis, dit Carmontelle, l’aménagement d’un nouveau jardin d’agrément dans le goût nouveau.

Le nouveau jardin est conçu comme un « jardin d’illusion » : il est peuplé de fabriques, de ruines, de vestiges romains, de tentes tartares, d’un minaret, d’une pagode chinoise, d’une Naumachie. En 1783, le célèbre paysagiste écossais Thomas Blaikie est chargé d’agrandir le jardin dans un aspect plus proche de la nature.

Le parc Monceau - La barrière de Chartres

Le parc Monceau – La barrière de Chartres

La barrière de Chartres

En 1788, l’architecte Claude-Nicolas Ledoux est chargé de construire en bordure du jardin un pavillon d’octroi : cette barrière permet de taxer les marchandises entrant dans Paris. C’ est l’une des 4 barrières d’octroi qui subsistent aujourd’hui parmi toutes celles construites à l’entrée de Paris.

Le lotissement du parc au XIXe siècle

Sous la Révolution, le parc est confisqué et sert de cadres à des fêtes et spectacle. Le pavillon est détruit vers 1802. Le domaine est restitué à la famille d’Orléans sous la
Restauration.

En 1860, la Ville de Paris rachète le parc. Une bonne moitié est vendue aux frères Pereire, d’importants financiers qui deviennent pour l’occasion des promoteurs avisés. D’éblouissants hôtels particuliers sont construits le long des nouvelles avenues Vélasquez, Ruysdaël, Van-Dyck et des rues Rembrandt et Murillo.

L’autre moitié devient le parc Monceau, un parc public dans lequel on peut encore admirer la célèbre Naumachie.

Le parc Monceau - La barrière de Chartres

Le parc Monceau – La barrière de Chartres

L’histoire et la description du parc Monceau sont développées dans la visite guidée de la plaine Monceau.

Pour l’architecte Louis-Marie Colignon, voir également l’hôtel de La Vaupalière.

Pour le paysagiste Thomas Blaikie, voir également le parc de Bagatelle.

Pour l’architecte Claude-Nicolas Ledoux, voir également l’hôtel d’Hallwyll, la barrière d’Enfer, la barrière du Trône, la rotonde de la Villette, l’hôtel Thélusson, l’hôtel d’Uzès.

Sources :
Sorel (Philippe), Guide du promeneur 8e arrondissement, Paris, Parigramme, 1995.
Guide du patrimoine Paris, sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos, Paris, Hachette, 1994.

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