Le Cirque d’Hiver

Le Cirque d’Hiver

Le Cirque d’hiver

Le cirque, un divertissement majeur au XIXe siècle

Le cirque équestre, puis le cirque de ménagerie, se développent à Paris et en province au XIXe siècle. Dans la capitale, on compte quatre cirques permanents à la fin du XIXe siècle : le Cirque d’Eté, le Cirque Napoléon (rebaptisé cirque d’Hiver en 1870), le cirque Médrano et le Nouveau Cirque. Sur les quatre, seul le cirque d’Hiver a survécu. Voué à l’art équestre, le cirque d’Hiver est construit en 1852 par Jacques-Ignace Hittorff pour le compte de Louis Dejean, propriétaire du Cirque d’Eté situé dans le jardin des Champs-Elysées. L’architecte imagine un polygone à vingt côtés d’un diamètre de 42 mètres. L’édifice est percé de 40 fenêtres. Sa charpente en bois ne repose sur aucun point intermédiaire.

Le cirque d’hiver

Des décors éblouissants

La salle est conçue à l’origine pour une capacité de 5.900 places, réduite aujourd’hui à 1.650 places selon les normes actuelles. Ses décors intérieurs comme extérieur sont éblouissants; ils sont inspirés de l’architecture grecque et sa polychromie. L’entrée du cirques est marquée par deux statues de fonte : une amazone de James Pradier et un guerrier à cheval de Francisque Duret et Astyanax-Scévola Bosio. La magnifique frise ceinturant l’édifice rappelle la célèbre frise des Panathénées.

Le Cirque d’hiver ©Cirque d’hiver

A l’intérieur, des tableaux de Nicolas-Louis Gosse et Félix-Jospeh Barrias racontent l’histoire de l’équitation. Le velum du plafond évoque les cirques antiques. Transformé en cinéma au début du XXe siècle, le Cirque d’Hiver a retrouvé sa fonction première. Depuis 1934, les membres de la famille Bouglione se succèdent pour entretenir et faire vivre avec passion ce cirque mythique.

Pour l’architecte Jacques-Ignace Hittorff, voir également le pavillon de Jacques-Ignace Hittorff, l’église Saint-Vincent de Paul, les hôtels des Maréchaux, la place de la Concorde, la fondation Eugène Napoléon, la gare du Nord.

Le Cirque d’hiver

Sources :
Michel (Denis) et Renou (Dominique), Guide du promeneur 11e arrondissement, Paris, Parigramme, 1993.
Guide du patrimoine Paris, sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos, Paris, Hachette, 1994.

Adresse : 110 rue Amelot

Métro : Filles du Calvaire

Arrondissement : 11e

Téléphone : 01 47 00 28 81