La Cité-refuge
de l’Armée du Salut

La Cité-refuge de l’Armée du Salut

La cité du Refuge de l’Armée du Salut

Un bâtiment expérimental de Le Corbusier

Financée par la princesse de Polignac (voir l’hôtel de Polignac), la Cité du Refuge est construite entre 1929 et 1933. Elle est destinée à héberger 500 sans-abri. Cet édifice permet à l’architecte Le Corbusier de mettre pour la première fois en pratique ses théories sur l’habitat à grande échelle. Très ambitieux, le programme comprend des espaces d’habitation, de travail et d’assistanat.

La cité du Refuge de l’Armée du Salut

Un bâtiment iconique de l’architecture moderne

Le bâtiment repose sur des pilotis en béton. La structure est un système de poteaux-dalle. Au sud, la façade libre autorise des surfaces vitrées non ouvrantes de plus de 1.000 m2. Le système d’air conditionné prévu à l’origine se révéla toutefois défectueux et il fallut rajouter des brise-soleil pour pallier à la chaleur étouffante l’été. A l’avant de la façade se détache le volume du pavillon d’entrée. Il conduit au cylindre de la réception, surmonté d’un auvent. La Cité-refuge de l’Armée du Salut est une icône de l’architecture moderne. Elle précède chronologiquement la cité radieuse qui sera bâtie à Marseille par Le Corbusier en 1952.

La cité du Refuge de l’Armée du Salut : le pavillon d’entrée

Pour l’architecte Le Corbusier, voir également les villas La Roche et Jeanneret, la villa Planeix, la maison-atelier Ozenfant, l’immeuble Molitor, le pavillon suisse, le dortoir du Palais du Peuple.

Sources :
Lapierre (Eric), Guide d’ architecture Paris 1900-2008, Paris , Pavillon de l’Arsenal, 2008.
Martin (Hervé), Guide de l’architecture moderne à Paris, Paris, Alternatives, 2010.

La cité du Refuge de l’Armée du Salut : l’escalier

Adresse : 12 rue Cantagrel

Métro : Porte d’Ivry

Arrondissement : 13e

Téléphone :