L’église Saint – Eugène – Sainte – Cécile

L’église Saint - Eugène - Sainte - Cécile

Saint-Eugène-Sainte-Cécile est la première église parisienne entièrement construite en charpente métallique.

L'église Saint-Eugène-Sainte-Cécile - La façade

L’église Saint-Eugène-Sainte-Cécile – La façade

Une église construite en un temps record

Saint-Eugène-Sainte-Cécile est l’une des sept églises construites à Paris sous le Second Empire.

Le programme est clair : « construire une église dans le style de la fin du XIIIe siècle en employant la fonte et le fer pour remplacer les piliers et les nervures de pierre ».
Deux architectes collaborent à son édification : Louis-Auguste Boileau (1812-1896) et Adrien-Louis Lusson (1788-1864).

A l’extérieur, l’édifice est de style néo-gothique et recouvert de pierre. A l’intérieur, le système constructif en métal est apparent. Achevé en 1855, Saint-Eugène a nécessité moins de deux ans de travaux, ce qui est une prouesse pour une église.

L'église Saint-Eugène Sainte-Cécile : le décor polychrome

L’église Saint-Eugène Sainte-Cécile : le décor polychrome

Polychromie et théâtralité

A l’intérieur, les voûtes reposent sur de fines colonnettes. Le système constructif en métal permet, par sa légèreté, de supprimer les arcs-boutants et de réduire l’importance des murs. L’ensemble des murs, colonnes et voûtes sont entièrement peints : le vert bronze et l’or dominent. Les 46 vitraux colorés sont réalisés par le maître-verrier Antoine Lusson, complétés par des lustres Second Empire.

L’église est ouverte tous les jours.

Pour l’architecte Adrien-Louis Lusson, voir également la Halle d’octroi, l’église Saint-François Xavier des missions Etrangères.

Sources :
– Guide du promeneur 9e arrondissement, Maryse Goldemberg, Parigramme, 1997.
– Guide du patrimoine Paris, Jean-Marie Pérouse de Montclos, Hachette, 1994.