L’hôtel Reifenberg

L’hôtel Reifenberg

L’hôtel Reifenberg

Construit entre 1925 et 1927, l’hôtel Reifenberg est le premier des cinq hôtels particuliers réalisés par l’architecte Robert Mallet-Stevens (1886-1945) dans la rue qui portera bientôt son nom. C’est aussi le plus vaste : sa façade est longue de près de 28m et sa profondeur est de 11,45 m. Il est destiné à une pianiste, Madame Reifenberg, et à ses enfants.

L’hôtel Reifenberg

L’édifice se présente comme un vaste parallélépipède creusé par des retraits successifs intégrants des terrasses. La composition favorite de Mallet-Stevens s’exprime ici : des étages en gradins forment des lignes horizontales et une cage d’escalier lisible en façade structure l’ensemble par une grande verticale. L’admirable vitrail Art déco éclairant l’escalier est l’œuvre de Louis Barillet et Jacques Le Chevallier.

L’hôtel Reifenberg : l’entrée

Très élégante, l’entrée de l’hôtel se signale par une grande porte-vitrée opaque dotée de menuiseries en métal ; elle est surmontée d’un grand auvent placé en porte-à-faux. Derrière, une superbe grille de Jean Prouvé sépare l’entrée du vestibule recouvert de mosaïques. On accède ensuite à l’ascenseur et à l’ample cage d’escalier éclairée par le grand vitrail.

L’hôtel Reifenberg : la grille réalisée par Jean Prouvé

L’organisation intérieure est conventionnelle : garages, cuisine et chambres des domestiques au rez-de-chaussée ; espaces de réception et chambre de la propriétaire au 1er étage ; chambres des enfants aux 2e et 3e étages.

L’hôtel Reifenberg : le vestibule

L’hôtel Reifenberg a été surélevé ultérieurement, faisant disparaître masquant les hautes cheminées en lames verticales qui concouraient au dynamisme de l’édifice. Il est aujourd’hui séparé en appartements et ne se visite pas.

L’hôtel Reifenberg : le vitrail éclairant la cage d’escalier

L’hôtel Reifenberg est commenté au cours de la visite guidée Le Corbusier Mallet-Stevens.

L’hôtel Reifenberg : la cage d’escalier visible en façade

Pour l’architecte Robert Mallet-Stevens, voir également la villa Barillet, l’immeuble d’habitation rue Méchain, la caserne de pompiers rue Mesnil, l’hôtel-atelier des frères Martel.

Source :
Robert Mallet-Stevens, L’œuvre complète, Editions du Centre Pompidou, 2005

Adresse : 8 rue Mallet-Stevens

Métro : Jasmin

Arrondissement : 16e

Téléphone :