Le pont de Bir-Hakeim

Le pont de Bir-Hakeim

Construit en 1905, le pont de Bir-Hakeim (anciennement appelé viaduc de Passy) est l’œuvre de l’ingénieur Louis Biette et de l’architecte Jean-Camille Formigé.

Le pont de Bir-Hakeim

Le pont de Bir-Hakeim

Une première passerelle métallique est construite à l’occasion de l’Exposition universelle de 1878. Le percement de la ligne de métro n° 6 au début du XXe siècle va nécessiter en 1903-1905 l’édification d’un viaduc. L’ingénieur Louis Biette et par l’architecte Jean-Camille Formigé (1845-1926) sont en charge du projet.

Le viaduc a l’originalité de superposer circulations ferroviaire, automobile et piétonne. D’une longueur de 237m, il s’appuie sur une arche en maçonnerie située sur l’étroite île aux Cygnes.

En apparence, le pont donne l’impression d’être construit en arc. Il est pourtant réalisé en cantilever, c’est-à-dire en porte-à-faux : le pont est porté par des consoles métalliques encastrées sur des piles en maçonnerie ; les consoles sont reliées par une petite travée indépendante au sommet de l’arc. Au pied des arcs, deux groupes de statues en fonte, œuvres de Gustave Michel, représentent des Nautes et des forgerons.

L’arche centrale en maçonnerie est ornées de quatre allégories en bas-relief décorent la maçonnerie, « la Science » et « le Travail » de Jules Coutan en amont, « l’Électricité » et « le Commerce » de Jean-Antoine Injalbert en aval.

Le pont supérieur soutenant les voies du métro s’inspire de l’Art nouveau avec ses colonnes galbées.

En 1942, le viaduc de Passy a été rebaptisé pont de Birk-Hakeim en souvenir de la victoire des troupes françaises remportée en Libye en 1942. C’est l’un des plus beaux ponts de Paris.

Pour l’architecte Jean-Camille Formigé, voir également le jardin des serres d’Auteuil, la manufacture des Gobelins.

Source :
Crosnier Leconte (Marie-Laure), Guide du promeneur 16e arrondissement, Paris, Parigramme, 1995.

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