Bibliothèque interuniversitaire
Sainte-Barbe

Bibliothèque interuniversitaire Sainte-Barbe
Le collège Sainte-Barbe

Le collège Sainte-Barbe

Le plus vieux collège subsistant de la montagne Sainte-Geneviève

En 1460, le collège Sainte-Barbe est fondé dans l’ancien hôtel des Chalons, rue de Reims (cette rue a disparu). Les bâtiments sont achetés aux moines de l’abbaye de Vézelay par Geoffroy Lenormand, professeur au collège de Navarre.

A la différence des autres collèges, le collège ne porte pas le nom de la province d’où sont issus les élèves boursiers mais il est dédié à Sainte-Barbe. Le collège reçoit des élèves de toutes les provinces et les grandes familles parlementaires y font étudier leurs enfants : saint Ignace de Loyola (fondateur de la compagnie des Jésuites) et saint François-Xavier y furent écoliers. En 1691, la communauté janséniste du père Gillot s’y installe. L’un des élèves, l’abbé Jean Lebeuf, sera l’un des plus grands érudits parisiens.

Le collège Sainte-Barbe : les anciennes classes préparatoires

Le collège Sainte-Barbe : les anciennes classes préparatoires

Après la Révolution française

Les locaux sont vendus comme biens nationaux et acquis par plusieurs propriétaires. Ceux-ci acceptent de les louer à Victor de Lanneau (1578-1830). Ancien prêtre ayant prêté serment à la Constitution en 1791, Lanneau est devenu en 1797 directeur-adjoint du Prytanée (nom du collège Louis-le-Grand à cette époque). Il va diriger le collège, rebaptisé Collège des sciences et des arts, jusqu’à sa mort en 1830.

Le collège Sainte-Barbe : la cour intérieure aujourd'hui

Le collège Sainte-Barbe : la cour intérieure aujourd’hui

La reconstruction du collège

Un agrandissement du collège a lieu à partir de 1840. Les plans sont signés de l’architecte Théodore Labrouste, frère d’Alexandre Labrouste (le directeur du collège) et d’Henri Labrouste (architecte de la Bibliothèque Sainte-Geneviève voisine). Parallèlement, des classes préparatoires aux grandes écoles sont ouvertes à partir de 1835. Le succès est tel qu’il est décidé de construire un nouveau bâtiment. C’est à cette occasion que la rue de Reims, la rue du Four et une partie de la rue d’Ecosse disparaissent.

Entre 1881 et 1882, un élève d’Henri Labrouste, l’architecte Louis-Ernest Lheureux (1827-1898), fait élever la nouvelle école préparatoire : ce sont ses murs en brique qui bordent encore aujourd’hui la rue Valette. Le portail sculpté est surmonté de médaillons représentant les bustes d’Alexandre Labrouste et de Victor de Lanneau.

L'actuelle bibliothèque Sainte-Barbe : l'ancienne salle des dessins devenue salle de lecture

L’actuelle bibliothèque Sainte-Barbe : l’ancienne salle des dessins devenue salle de lecture

En 1900, le collège Sainte-Barbe est au bord de la faillite et continue à survivre quelques temps. Finalement, les locaux sont attribués à la bibliothèque Sainte-Geneviève et démolis. A partir de 1950, l’enseignement du collège continue dans les locaux de l’école préparatoire. Le collège Sainte-Barbe ferme définitivement ses portes en 1998. Après réhabilitation des locaux par l’architecte Antoine Stinco, la bibliothèque interuniversitaire, baptisée bibliothèque Sainte-Barbe, ouvre en 2009. L’accès à la bibliothèque Sainte-Barbe est uniquement réservé aux étudiants.

Pour l’architecte Auguste Labrouste, voir également l’hôpital Fernand-Widal.

Pour l’architecte Louis-Ernest Lheureux, voir également les pavillons de Bercy.

Pour l’architecte Antoine Stinco, voir également le Jeu de Paume, les logements Massena, les bureaux avenue Daumesnil.

Sources :
Dreyfuss (Bertrand), Guide du promeneur 5e arrondissement, Paris, Parigramme, 1995.
Gady (Alexandre), La Montagne Sainte-Geneviève et le Quartier Latin, Paris, Hoëbeke, 1998.

Adresse : 4 rue Valette

Métro : station Luxembourg (RER B)

Arrondissement : 5e

Téléphone :