La Tour Totem

La tour Totem et la tour Novotel
L’expression de la structure porteuse
En livrant la tour Totem en 1978, les architectes Michel Andrault et Pierre Parat expriment ici leur foi dans l’architecture moderne et leur inventivité formelle. « Exprimer le squelette, la structure : c’est ça l’architecture. Tout le reste n’est que du décor » résume bien leur conviction. Haute de 100 mètres (le maximum autorisé à cette époque), la tour s’articule autour d’un noyau central en béton dans lequel sont concentrées les circulations (escaliers, couloirs, ascenseurs). La structure porteuse, tout à fait lisible, est constituée de quatre unique poteaux en béton auxquelles s’accrochent des poutres de 14 mètres de longueur placées en porte-à-faux. Des « boites vitrées » contenant les logements sont suspendues à la structure porteuse. Sculpturale, cette tour est considérée comme une œuvre brutaliste majeure à Paris.

La Tour Totem
La « morille de béton »
La tour Totem compte 207 logements de standing offrant des vues multiples sur le quartier Beaugrenelle et la Seine. Longtemps malaimée, cette tour connaît de nombreux détracteurs hostiles à sa modernité. A l’instar de l’écrivain Michel Houellebec qui dans son roman « Sérotonine » y fait habiter son héros qui « déteste cette gigantesque morille de béton« . La tour Totem est labellisée « Architecture contemporaine remarquable« .
La tour Totem est commentée au cours de la visite guidée du quartier Beaugrenelle.

La tour Totem
Pour les architectes Michel Andrault et Pierre Parat, voir également le centre Tolbiac, le palais omnisport de Bercy, Ensemble de logements Les Coudriers.
Sources :
Lapierre (Eric), Guide d’Architecture Paris 1900-2008, Paris, Pavillon de l’Arsenal, 2008.
Martin (Hervé), Guide de l’architecture moderne à Paris, Paris, Alternatives, 2010.

La tour Totem
Adresse : 55 quai de Grenelle
Métro : Javel
Arrondissement : 15e
Téléphone :



