La Rotonde de la Villette

La Rotonde de la Villette

La Rotonde de la Villette est un ancien bureau d’octroi bâti par Claude-Nicolas Ledoux à partir de 1786.

Le mur des Fermiers généraux est une enceinte construite sous Louis XVI autour de Paris dans le but de percevoir l’impôt sur les marchandises entrant dans Paris.
L’enceinte s’accompagne de passages, appelés « barrières » et de bureaux d’octroi.

La Rotonde de la Villette

La Rotonde de la Villette

Sur les 65 prévues, 61 barrières sont élevées entre 1784 et 1790 (les droits d’entrée des marchandises sont abolis en 1791). 43 barrières sont accompagnées de bureaux d’octroi dessinés par l’architecte Claude-Nicolas Ledoux dans le style néo-classique. Elle seront toutes détruites à l’exception de quatre : la barrière d’ Enfer, la barrière de Chartres, la barrière du Trône et la barrière de la Villette.

La barrière de la Villette, appelée également rotonde, évoque la villa Rotonda de l’architecte italien Palladio, mais s’inspire également de l’architecture britannique. Elle se présente sous la forme d’une partie centrale ronde percée de fenêtres et surmontée d’une couronne entourée d’un double jeu de colonnes doriques. Cette partie centrale est contenu dans un carré. Sur trois côtés, les faces du carré sont précédées d’un fronton reposant sur des colonnes carrées.

Lors de l’annexion de la Villette à Paris en 1860, la barrière devient inutile et est transformée en entrepôt à sel. Aujourd’hui, elle sert de cadre à un restaurant. Le mur des Fermiers généraux, très impopulaire, a engendré à l’époque de sa construction une formule restée célèbre : «Le mur, murant Paris, rend Paris murmurant.

Pour l’architecte Claude-Nicolas Ledoux, voir également l’hôtel d’Allwyll, la barrière d’Enfer, la barrière de Chartres, la barrière du Trône, l’hôtel Thélusson, l’hôtel d’Uzès.

Sources :
Philipp (Elizabeth), Guide du promeneur 19e arrondissement, Paris, Parigramme, 1994.
Guide du Patrimoine Paris, sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Monclos, Paris, Hachette, 1994