La galerie de la Madeleine

La galerie de la Madeleine

La galerie de la Madeleine : entrée rue Boissy d'Anglas

La galerie de la Madeleine : entrée rue Boissy d’Anglas

La galerie de la Madeleine doit son existence à l’édification de l’église de la Madeleine et de la place du même nom. A l’état de fondation au moment où la Révolution éclate, l’église est destinée à devenir un Temple de la Gloire dédié aux armées françaises, selon le souhait de l’empereur Napoléon 1er.

Faute d’argent, le projet capote en 1813. Sous la Restauration, Louis XVIII pense en faire dédié à la mémoire de son frère Louis XVI, mais la chapelle expiatoire sera finalement édifiée rue Pasquier.

La Madeleine retrouve donc sa vocation première, être une église. Si la place de la Madeleine est ouverte en 1825, l’église ne sera achevée qu’en 1842.

La galerie de la Madeleine

La galerie de la Madeleine

Financée par la société du passage Jouffroy, la galerie de la Madeleine est construite en 1845. Elle offre une enfilade intéressante entre la place de la Madeleine et la Cour du Retiro (plus à l’ouest) où l’on trouvait un manège, un établissement de bains et une gare de diligences.

L’architecte Théodore Charpentier est l’auteur de cette luxueuse galerie. Côté place de la Madeleine, l’entrée monumentale est encadrée de cariatides, œuvre du sculpteur Klagmann. L’entrée côté rue Boissy d’Anglas présente des décors sculptés en bois. A l’intérieur, la verrière repose sur d’élégants arcs-boutants.

La galerie de la Madeleine

La galerie de la Madeleine

L’établissement le plus célèbre fut sans conteste le restaurant Lucas-Carton, situé à l’entrée côté place de la Madeleine. C’est aujourd’hui le très réputé restaurant Sanderens. A l’intérieur, les décors imaginés par Etienne de Gournevitch en 1904-1905 sont un bel exemple d’Art nouveau.

Malgré sa situation exceptionnelle, la galerie de la Madeleine ne connut jamais un franc succès. Aujourd’hui, des boutiques de luxe redonnent vie au passage, très fréquenté par les touristes qui visitent le quartier.

Pour l’architecte Théodore Charpentier, voir également le village d’Orléans, le hameau Boileau, la villa Montmorency, le hameau de Boulainvilliers, l’hôtel Dosne-Thiers.

Sources :
Moncan (de) Patrice, Le nouveau guide des Passages Couverts, Paris, Eidtions du Mécène, 2011.

Adresse : 30 rue Boissy d’Anglas et 9 place de la Madeleine

Métro : Madeleine

Arrondissement : 8e

Téléphone :