La cour de l’Industrie

La cour de l’Industrie

Datant du milieu du XIXe siècle, la cour de l’Industrie était la dernière cour industrielle subsistant à Paris. Elle a été entièrement réhabilitée et accueille aujourd’hui une cinquantaine d’artistes et d’artisans.

Le parc de la Folie-Titon : gravure ancienne

Le parc de la Folie-Titon : gravure ancienne

La Folie Titon

En 1673, Maximilien Titon, directeur des manufactures royales d’armes, se fait construire une maison de campagne entourée d’un vaste parc, la Folie Titon.

A partir de 1765, une partie de la propriété est acquise par Jean-Baptiste Réveillon (1725-1811) : il y crée une célèbre manufacture de papiers peints qui obtient le titre de manufacture royale en 1783.

La cour de l'Industrie : cour n° 1

La cour de l’Industrie : cour n° 1

La cour de l’Industrie

En 1840, après bien des difficultés, la manufacture ferme définitivement ses portes. Trois hommes d’affaires rachètent les terrains et font bâtir une cité pour artisans comportant ateliers et logements : ce sont le baron Georges-Charles de Heeckeren, l’industriel britannique Robert William Kennard et le banquier Raphaël-Louis Bischoffsheim (voir l’hôtel Bischoffsheim).

La cour de l'Industrie : cour n° 1

La cour de l’Industrie : cour n° 1

L’ensemble est constitué de trois cours successives en forme de Z entourées de bâtiments à pans de bois. Malgré un incendie ravageur en 1908, les cours traversent le temps mais sont en état de délabrement à la fin du XXe siècle. Dans les années 1990, les cours sont menacées de démolition et convoitées par les promoteurs.

La cour de l'Industrie : cour n° 2

La cour de l’Industrie : cour n° 2

Grâce à l’action de l’association les Ateliers Cours de l’Industrie, les façades sont classées à l’inventaire supplémentaire des MH en 1994 et sauvées de la destruction.

La cour de l'Industrie : cour n° 3

La cour de l’Industrie : cour n° 3

Entre 2011 et 2017, les trois cours sont rénovées a minima par l’architecte Jacques Menninger afin de préserver leur caractère. Ainsi huit bâtiments à colombages sont représentatifs de l’architecture industrielle du milieu du XIXe siècle.

La cour de l'Industrie : cour n° 3

La cour de l’Industrie : cour n° 3

Aujourd’hui, outre la quarantaine d’artistes et artisans « historiques » de ces cours, une dizaine d’artisans d’art sont venus grossir la communauté. La cour de l’Industrie est librement accessible en journée.

La cour de l'Industrie : cour n° 3

La cour de l’Industrie : cour n° 3

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