L’hôtel de Jaucourt

L’hôtel de Jaucourt

L'hôtel de Jaucourt

L’hôtel de Jaucourt

Issu d’une famille d’entrepreneurs, l’architecte Pierre Desmaisons (1711-1795) va mener une brillante carrière qui lui ouvrira les portes de l’Académie royale d’architecture en 1762 et l’obtention d’un titre de baron en 1769. Bâti en 1733, l’hôtel de Jaucourt illustre l’habileté et l’audace du jeune Desmaisons, âgé à peine d’une vingtaine d’années, qui en signe les plans. L’architecte confie la construction au maître-maçon Pierre-Jean Varin.

L'hôtel de Jaucourt

L’hôtel de Jaucourt

Le terrain choisi est peu commode et forme un triangle : il se situe à l’angle de la rue Croix des Petits-Champs et de la rue La Vrillière. Pour traiter cet angle, l’architecte imagine deux avant-corps cylindriques en forme de tour portés chacun sur une trompe. Rarement à Paris, on trouve un angle traité avec autant de virtuosité et d’audace au cours du XVIIIe siècle. Les façades de l’hôtel sont agrémentées de magnifiques ferronneries aux arabesques Rocaille. Au 2e étage, le balcon filant et ses ferronneries épousent avec grâce les courbes de la façade.

 

L'hôtel de Jaucourt

L’hôtel de Jaucourt

Cet hôtel particulier a été construit pour le compte de Marie-Josèphe de Graves (1701-1749), épouse du comte Pierre de Jaucourt, issu d’une très ancienne famille noble de Champagne, qui lui a laissé son nom. Sous l’Empire, l’hôtel est la propriété de Jean-Etienne Portalis (1746-1807), ancien avocat du barreau d’Aix fixé à Paris sous le Directoire. Sous le Consulat, le 1er consul, Napoléon Bonaparte, lui confie la rédaction du code civil avec Tronchet, Bigor de Préameneu et Maleville. En 1804, il est nommé ministre des cultes par Napoléon 1er. Aujourd’hui, l’hôtel de Jaucourt est la propriété de la Banque de France : son siège se situe juste en face dans l’hôtel de La Vrillière.

Pour l’architecte Pierre Desmaisons, voir également le couvent des Théatins, l’hôtel Deruey, l’immeuble Chopin d’Arnouville, l’immeuble de Montholon, le Palais de Justice, la prison de la Petite Force.

Pour le maître-maçon Pierre-Jean Varin, voir également l’hôtel d’Ecquevilly.

Sources :
Gallet (Michel), Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
Godoÿ (Michel), Guide du promeneur 1er arrondissement, Paris , Parigramme, 1999.
Guide du patrimoine Paris, sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos, Paris, Hachette, 1994.

Adresse : 43 rue Croix des Petits-Champs et 2 rue La Vrillière

Métro : Palais-Royal

Arrondissement : 1er

Téléphone :