L’hôtel d’Argenson
ou hôtel des Colonnes

L’hôtel d’Argenson ou hôtel des Colonnes
L'hôtel d'Argenson - Elévation de la façade sur rue

L’hôtel d’Argenson – Elévation de la façade sur rue – Gravure de Kraft & Ransonette

La famille de Voyer de Paulmy d’Argenson

La famille de Voyer de Paulmy d’Argenson (voir l’hôtel d’Argenson) possède au XVIIIe siècle un vaste domaine dans le faubourg Saint-Honoré. Le 2e marquis d’Argenson (1694-1757) est secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères de Louis XV de 1744 à 1747; il laisse des Mémoires et un Journal fort intéressants. En 1780, la marquise d’Argenson fait lotir une partie des terrains. Architecte attitré des Argenson, Jean-Philippe Lemoine de Couzon (1743-1818) est chargé de bâtir un bel hôtel. Remarquable par ses proportions, il sera d’ailleurs gravé par Krafft et Ransonnette en 1802 (illustration ci-dessus) .

L'hôtel d'Argenson : la façade sur rue

L’hôtel d’Argenson : la façade sur rue

Un hôtel de style néo-classique

L’hôtel est bâti dans le style néo-classique. Sa façade sur la rue est précédée d’un péristyle à colonnes ioniques dans le goût de Palladio. Ce qui lui vaut son surnom d’hôtel des Colonnes. Au premier niveau, les belles fenêtres en plein cintre sont encadrées de pilastres doriques.

A la mort de la marquise en 1781, la demeure échoit à ses héritiers mais il est loué à vie à partir de 1782 au marquis de Grandville.

L'hôtel d'Argenson - Etat actuel de la façade sur rue

L’hôtel d’Argenson – Etat actuel de la façade sur rue

L’intervention de l’architecte Hittorff

A partir de 1840, son nouveau propriétaire, le baron Georges Piscatory de Vaufreland fait modifier l’édifice par l’architecte Jacques Ignace Hittorff (1792-1867) : la façade sur la rue est surélevée d’un étage d’attique et une aile sur cour est ajoutée. A partir de 1897, le grand-duc Alexis de Russie (1850-1908), oncle du tsar Nicolas II, réputé très francophile, y réside et y reçoit le monde des Arts. Il y meurt en 1908. L’hôtel a ensuite appartenu au comte de Liedekerke-Beaufort. Il est aujourd’hui séparé en appartements.

Pour l’architecte Jacques-Ignace Hittorff, voir également le pavillon de Jacques-Ignace Hittorff, l’église Saint-Vincent de Paul, les hôtels des Maréchaux, la place de la Concorde, le Cirque d’Hiver, la fondation Eugène Napoléon, la Gare du Nord.

Sources :
Gallet (Michel), Les architectes français au XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
Sorel (Philippe), Guide du promeneur 8e arrondissement, Paris, Parigramme, 1995.

Adresse : 38 avenue Gabriel

Métro : Champs-Elysées-Clémenceau

Arrondissement : 8e

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