La Rotonde de la Villette

La Rotonde de la Villette

Le mur des Fermiers généraux est une enceinte construite sous Louis XVI autour de Paris dans le but de percevoir l’octroi, un impôt sur les marchandises entrant dans Paris. L’enceinte s’accompagne de passages appelés « barrières » et de bureaux d’octroi. Sur les 65 initialement prévues, 61 barrières sont élevées entre 1784 et 1790 par l’architecte Claude-Nicolas Ledoux. 43 barrières sont accompagnées de bureaux d’octroi dessinés par le même architecte dans le style néo-classique. Fort impopulaires et devenues inutiles, elles sont toutes détruites à l’exception de quatre : la barrière d’ Enfer, la barrière de Chartres, la barrière du Trône et la barrière de la Villette.

La Rotonde de la Villette

La Rotonde de la Villette

Egalement appelée rotonde, la barrière de la Villette évoque la villa Rotonda de l’architecte italien Palladio, mais s’inspire également de l’architecture britannique. Elle se présente sous la forme d’une partie centrale ronde percée de fenêtres et surmontée d’une couronne entourée d’un double jeu de colonnes doriques. Cette partie centrale est contenue dans un carré. Sur trois côtés, les faces du carré sont précédées d’un fronton reposant sur des colonnes carrées. Lors de l’annexion de la Villette à Paris en 1860, la barrière est transformée en entrepôt à sel. Aujourd’hui, elle sert de cadre à un restaurant. Le mur des Fermiers généraux, très impopulaire à l’époque de sa construction, a engendré une formule restée célèbre : «Le mur murant Paris rend Paris murmurant.

Pour l’architecte Claude-Nicolas Ledoux, voir également l’hôtel d’Allwyll, la barrière d’Enfer, la barrière de Chartres, la barrière du Trône, l’hôtel Thélusson, l’hôtel d’Uzès.

Sources :
Philipp (Elizabeth), Guide du promeneur 19e arrondissement, Paris, Parigramme, 1994.
Guide du Patrimoine Paris, sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Monclos, Paris, Hachette, 1994

Adresse : Place de Stalingrad

Métro : Stalingrad ou Jaurès

Arrondissement : 19e

Téléphone :