Paris 1925 :
L’Art déco et ses architectes

Le pavillon des renseignements et du tourisme, Robert Mallet-Stevens
Cent ans ça se fête !
En 2025, la célèbre Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris a fêté ses cent ans. Jusqu’au 29 mars 2026, la Cité de l’Architecture et du Patrimoine nous fait revivre ce foisonnement artistique et architectural en images, d’autant qu’il n’en reste rien aujourd’hui, pas même un pavillon.

Le pavillon du Collectionneur réalisé par Pierre Patout
Le temps de l’innovation
Un seul mot d’ordre pour cette exposition internationale : finis les pastiches et imitations des formes et styles anciens, les objets présentés ainsi que leur écrin architectural devront être modernes et innovants ! Enfin, on va assister à un renouvellement des Arts décoratifs et du vocabulaire architectural après tant de décennies à copier le passé. Ce qui n’empêchera pourtant pas le Pavillon de l’Esprit nouveau d’un certain… Le Corbusier d’être relégué à l’écart car le projet ne respecte pas le règlement !

Le pavillon pour l’Aéro-Club de France
150 pavillons à découvrir
On ne peut plus central dans Paris, le site retenu occupe 23 hectares et comprend deux axes : de l’esplanade des Invalides au Rond-point des Champs-Elysées, ainsi que les deux rives de la seine entre la place de la Concorde et le pont de l’Alma. La France va y démontrer tous ses talents artistiques avec une centaine de pavillons et plusieurs jardins. Pour le reste, 21 pays pour la plupart européens sont représentés par une cinquantaine de pavillons. Un théâtre éphémère imaginé et construit par Auguste Perret permet même d’assister à des représentations.

Pavillon du journal « L’Intransigeant », bas-reliefs d’Henri Navarre illustrant les métiers d’un quotidien de presse.
Les grands noms de l’architecture et de la décoration
L’exposition présente en photos le travail des plus grands architectes français à travers le ou les pavillons signés par eux. Robert Mallet-Stevens s’impose d’emblée avec son spectaculaire Pavillon du Tourisme et des renseignements. Pierre Patout y triomphe avec son pavillon du Collectionneur, l’un des plus visités, présentant à l’intérieur des décors et du mobilier de Jacques-Emile Ruhlmann. Henri Sauvage, Albert Laprade et Joseph Marrast y rivalisent d’une élégance plus « classique ». Les bas-reliefs d’Henri Navarre pour le pavillon du journal l’Intransigeant réalisé par Henri Favier sont une merveille… sans oublier les ferronneries d’Edgar Brandt pour la « galerie des Ensembles mobiliers ».

Joseph Marrast, jardin de Casin – Aquarelle
Une animation couleur en 3D
Si les clichés de l’exposition sont fatalement en noir et blanc, outre de ravissantes aquarelles de projets de jardins, une maquette virtuelle offre une reconstitution en couleurs de l’Exposition de 1925. D’ailleurs, cette exposition va donner son nom à un nouveau style émergeant, le « style 1925 », qui ne sera rebaptisé que bien plus tard le « style Art déco » (le premier style architectural à triompher à travers le monde entier), à la faveur d’une exposition organisée aux Arts décoratifs, à Paris bien sûr !

Stand d’Edgar Brandt dans la « galerie des Ensembles mobiliers » : grille à décor floral et bas-relief.
Où : Cité de l’Architecture et du Patrimoine, Place du Trocadéro et du 11 novembre, Paris 16
Horaires d’ouverture : ouvert TLJ sauf le mardi de 11h à 19h. Le jeudi nocturne jusqu’à 21h. Exposition jusqu’au 29 mars 2026.
Tarifs : plein tarif 13 €, tarif réduit 10 €. Gratuité pour les demandeurs d’emploi et bénéficiaires des minima sociaux.

jardin cubiste, Robert Mallet-Stevens, avec la collaboration de frères Martel
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