Les jardins du Petit Trianon

Le Petit Trianon : le pavillon Français

Un petit potager

A l’est du Grand Trianon, Louis XV fait créer en 1749 selon les désirs de sa favorite Madame de Pompadour un petit potager : on y fait pousser des espèces étrangères comme l’ananas, l’abricot, la cerise ou la pêche. Ce potager sera remplacé à partir de 1759 par un jardin botanique confié à Bernard de Jussieu.

Le Petit Trianon : le pavillon Français

Une nouvelle ménagerie

A proximité, une nouvelle ménagerie va accueillir des animaux de basse-cour ; elle est constituée d’une étable, d’une bergerie et d’une laiterie. La Ménagerie royale de Louis XIV qui rassemble des espèces exotiques du monde entier est quant à elle au bout du Grand Canal.

Le Petit Trianon : le Pavillon Frais

Le jardin français

Puis naît l’idée d’un petit jardin à la française qui prendre le nom de Nouveau jardin du roi. Il est conçu par Ange-Jacques Gabriel (1698-1782). En son centre est bâti le pavillon Français (1750) servant de lieu de repos et de collation. Egalement réalisé par Gabriel, le pavillon Frais n’abrite qu’une pièce, une salle à manger d’été (détruit en 1820, il a été reconstruit en 1983).

Le Petit Trianon : façade sur le parc

Le Petit Trianon

Puis la marquise de Pompadour pousse le roi à clore la perspective du jardin par un nouveau château. Construit de 1761 à 1768 par Ange-Jacques Gabriel, le Petit Trianon annonce un style nouveau, le « style grec » qui est en fait l’un des premiers exemples du néoclassicisme en France. Madame de Pompadour décédé en 1764, il sera finalement inauguré par la comtesse du Barry. Il va surtout devenir la résidence favorite de Marie-Antoinette.

 

 

Le Petit Trianon : le Grand Rocher

Le jardin anglo-chinois

A la place du jardin botanique, la nouvelle reine souhaite un jardin d’un nouveau style devenu à la mode : ce sera un jardin anglo-chinois, c’est-à-dire un jardin irrégulier et pittoresque, qui sera agrémenté de plusieurs fabriques, éléments d’architecture « de tous les lieux et de tous les temps ». C’est finalement l’architecte Richard Mique, ayant les faveurs de la reine, qui est chargé de le dessiner en collaboration avec le peintre Hubert Robert. Il est réalisé de 1774 à 1782.

Le Petit Trianon : le pavillon du Belvédère

Le Petit Trianon : l’intérieur du pavillon du Belvédère

Plusieurs fabriques de jardin

Construites entre 1777 à 1779, des fabriques viennent également agrémenter le jardin. Une petite montagne artificielle, le Grand Rocher, est dotée d’une cascade qui se jette dans le Petit Lac. Le pavillon du Belvédère le surplombe : conçu par Mique, il est décoré à l’intérieur de peintures exécutées par le peintre Leriche. Un petit théâtre, où la reine aimera se produire, est inauguré en 1780. Puis une rivière artificielle serpente vers le Grand Lac : sur une petite île, le Temple de l’Amour, inspiré de la Grèce, est achevé en 1778. En son centre est placée une statue de L’Amour taillant son arc dans la massue d’Hercule d’après Bouchardon.

Le Petit Trianon : le temple de l’Amour

Le Hameau de la reine

Dernier aménagement du parc du Petit Trianon, le Hameau de la reine (voir notre article) est l’aboutissement du jardin : il est réalisé de 1783 à 1786 par Richard Mique.

Le Petit Trianon : pont dans le jardin anglo-chinois

Sources :
Guide du patrimoine Ile-de-France, sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos, Hachette, Paris, 1992.
Château de Versailles

Le Petit Trianon : le jardin anglo-chinois

Le Petit Trianon : le parc à l’anglaise

Adresse : Allée des Deux-Trianons 78000 Versailles

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