Le Désert de Retz

Le Désert de Retz

Le Désert de Retz : le Temple au dieu Pan  ©Désert de Retz

Un aristocrate au temps des Lumières

François Racine de Monville (1734-1797) est un homme des Lumières féru d’architecture, de botanique et de musique. Héritier d’une grande fortune, il va consacrer sa vie à ses différentes passions. En 1774, Monville fait l’acquisition d’une ferme entourée de terres à Retz, en lisière de la forêt royale de Marly. Aidé par l’architecte François Barbier, il dessine lui-même le plan de son jardin paysager en y plantant des essences rares. Il cultive également des espèces végétales rares dans des serres chaudes.

Un jardin anglo-chinois peuplé de fabriques

Le jardin reprend le principe du jardin anglais, devenu à la mode en France à partir des années 1770 : il est constitué d’allées sinueuses et d’une végétation semblant avoir poussé naturellement, respectant les accidents de terrain. François de Monville y dispose des fabriques : ce sont des petites constructions pittoresques et ornementales inspirées des styles chinois, orientaux ou antiques ; d’où le nom de jardin anglo-chinois. La découverte du jardin doit être vécue comme un parcours initiatique abordant différentes cultures et courants de pensée.

Au total, une vingtaine de fabriques peuplent le parc de 38 hectares. Monville va accueillir des invités de renom curieux de découvrir son parc d’un nouveau genre : Marie-Antoinette, Madame du Barry, le roi Gustave III de Suède, la peintre Elizabeth Vigée-Lebrun, Thomas Jefferson, etc.

Le Désert de Retz : la Colonne détruite

Sept fabriques pittoresques encore debout

Les deux tiers des fabriques ont disparu ou sont à l’état de ruines : la Maison chinoise, l’Orangerie, le Rocher, les serres, le Tombeau, l’Obélisque ou encore l’Ermitage. Malgré le délabrement dû à l’usure du temps et le manque d’entretien, sept fabriques ont été sauvées, le site étant classé MH depuis 1941. Sur une superficie de 17 hectares, vous pourrez tout de même en admirer sept : la Colonne détruite, la Tente tartare, l’Eglise gothique ruinée, le Temple au Dieu Pan, le Petit Autel presque ruiné, le Théâtre découvert et la glacière pyramide. La fabrique la plus spectaculaire est la Colonne détruite, insolite et étonnante de modernité : à l’intérieur Monville y avait aménagé un confortable appartement desservi par un escalier central. Par endroit, les fausses fissures de la colonne servaient à éclairer certaines pièces !

Votre visite au Désert de Retz

Le parc se visite d’avril à fin octobre tous les samedi de 14h à 18h. Vous pouvez opter pour la visite guidée programmée à 15H ou bien parcourir seul(s) le jardin. Dans ce cas, il est conseillé de télécharger l’application « Désert de Retz » qui vous guidera dans les différents espaces. Renseignements sur le site du Désert de Retz.

Accès : prendre le RER A et descendre au terminus Saint-Germain-en-Laye. Une navette gratuite vous emmène à Chambourcy. Ensuite prévoir 30 minutes de marche jusqu’à l’entrée du parc.

Le Désert de Retz : la tente tartare ©Désert de Retz

Sources :
Le Désert de Retz
Guide du patrimoine Ile-de-France, sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos, Paris, Hachette, 1992.

Adresse : Allée Frédéric Passy 78240 Chambourcy

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