Le cimetière portuguais

Le cimetière portuguais

Dissimulé derrière des immeubles modernes, ce cimetière juif date du XVIIIe siècle.

Le cimetière portuguais

Le cimetière portuguais

A la fin du XVIIe siècle, les juifs de Paris n’ont pas le droit de se faire enterrer dans les cimetières municipaux. Au XVIIIe siècle, moyennant finance, ils peuvent être inhumés dans le jardin d’une auberge nommée l’Etoile, alors située à l’extérieur de la ville.

Le jardin passe en 1773 à un dénommé Matard, qui enterre au même endroit des carcasses de chevaux. Suite à des réactions vives de la communauté juive, Jacob Rodrigues Pereire, savant et défenseur de la communauté juive portugaise, obtient l’autorisation d’acquérir un jardin voisin en 1780 qui devient un cimetière juif. Pereire y est inhumé, puis sa dépouille est transférée au cimetière Montmartre dans le caveau familial.

La tombe la plus ancienne date de 1781. C’est celle de Salomon Perpignan, fondateur de l’Ecole royale de dessin créée en 1767, et également syndic des juifs d’ Avignon. Le cimetière est fermé en 1810 à l’ouverture d’un carré juif au cimetière du Père-Lachaise. Il subsiste une trentaine de tombes qui sont maintenant protégées.

Ce cimetière n’est pas accessible au public.

Sources :
– Guide du Promeneur 19e arrondissement, Elisabeth Philipp, Parigramme, 1994.
– Guide du patrimoine juif parisien, Dominique Jarrassé, Parigramme, 2003.