La tour de l’enceinte
de Philippe-Auguste

La tour de l’enceinte de Philippe-Auguste

La tour de Philippe-Auguste ©soundlandscapes.wordpress.com

La peur des invasions

En partance pour la 3e croisade, le roi Philippe-Auguste (1165-1223) souhaite protéger sa ville. Il craint notamment les invasions normandes, ce puissant duché étant alors aux mains de la famille Plantagenêt. Sur la rive droite, l’édification de la muraille dite de Philippe-Auguste a lieu de 1190 à 1210. Sur la rive gauche, la construction s’étale de 1200 à 1215.

77 tours entourent la ville

L’enceinte d’origine consiste en une épaisse muraille de six à huit mètres de hauteur, et de trois mètres d’épaisseur à la base. Elle est couronnée d’un chemin de ronde et de créneaux. 77 tours semi-cylindriques rythment l’enceinte. Hautes d’une quinzaine de mètres, elles ont un diamètre d’environ 6 mètres. Au niveau de la Seine, quatre tours plus importantes (deux à l’ouest, deux à l’est) permettent alors de contrôler la navigation fluviale.

Une destruction inévitable

A partir de François 1er, l’enceinte de Philippe-Auguste est jugée inutile. Les portes, puis les murailles, sont démantelées. Les fossés qui servaient d’égouts sont remblayés.

Des vestiges encore visibles

Sur la rive gauche, le vestige le plus pittoresque est une tour située dans la cour du Commerce Saint-André : cette venelle remplace l’ancien fossé remblayé qui bordait la muraille. Au n° 4, on reconnait à travers la façade vitrée les vestiges d’une tour cylindrique ; sa meurtrière est convertie en porte. La tour a été entièrement incorporée dans l’immeuble. Le rez-de-chaussée est occupé par « Un dimanche à Paris », une boutique-restaurant dédiée au chocolat créée par le chocolatier Pierre Cluizel. Le sommet de la tour est devenu une terrasse.

Source :
Leborgne (Dominique), Saint-Germain-des-Près et son Faubourg, évolution d’un paysage urbain, Paris, Parigramme, 2005.

Adresse : 4 cour du Commerce Saint-André

Métro : Odéon

Arrondissement : 6e

Téléphone :