La Folie Rambouillet (démolie)

La Folie Rambouillet (démolie)

La Folie Rambouillet est une folie bâtie au XVIIe siècle. Elle servait de lieu d’accueil des ambassades protestantes arrivant à Paris.

La Folie Rambouillet

La Folie Rambouillet

Une maison de Plaisance aux portes de Paris

La Folie Rambouillet est la propriété de Nicolas I de Rambouillet (1576-1664), secrétaire de la chambre des Finances et conseiller du roi. Construite entre 1633 et 1635, la maison de plaisance se compose de quatre pavillons placés aux angles du parc. Son magnifique jardin, librement ouvert au public, s’étend jusqu’au bord de la Seine. C’est un véritable lieu de promenade mondaine pendant le XVIIe siècle.

La famille Rambouillet étant protestante, la folie Rambouillet sert d’étape aux ambassades de pays protestants et plus généralement non catholiques arrivant à Paris, dans l’attente de leur entrée officielle dans Paris par la porte Saint-Antoine.

Le salon de Mme de La Sablière

Marguerite Hessein (1636-1693), fille d’un riche banquier protestant et épouse de Nicolas II de Rambouillet de La Sablière (1624-1679), est un bel esprit. A la belle saison, elle tient à la Folie Rambouillet un salon rassemblant la meilleure société : elle y reçoit Benserade, Chaulieu, Boileau, Fontenelle, Gassendi, La Fare, Ninon de Lenclos, Molière, Pelisson, Perrault, Racine, Tallemant des Réaux, Roberval, Rohault, la marquise de Sévigné.

La protectrice de Jean de La Fontaine

Protectrice de Jean de La Fontaine, poète désargenté, Madame de La Sablière lui donne l’hospitalité à la Folie Rambouillet. Elle séjourne souvent en sa compagnie chez son gendre, Guillaume II Scot de la Mésangère, et sa fille, au château de la Mésangère (Eure). La Fontaine y aurait écrit les deux pigeons et les grenouilles qui demandent le roi.

Au XVIIIe siècle, le domaine change plusieurs fois de mains. Il appartient un moment au célèbre banquier John Law. Transformée en potager, la Folie Rambouillet est morcelée et disparaît au moment de la Révolution. Il n’en subsiste qu’un pan de mur visible au n° 172 rue de Rambouillet.

Au XVIIe siècle, les Rambouillet habitent également l’hôtel de Rambouillet, situé en bordure de la place des Victoires.

Sources :
– Guide du promeneur 12e arrondissement, Danielle Chadych, Parigramme, 1995.
– Gentilhommières des Pays de l’Eure, Franck Beaumont et Philippe Seydoux, Editions de la Morande, 1999.

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