L’Hôtel Gouffier de Thoix

L’Hôtel Gouffier de Thoix

L’hôtel Gouffier de Thoix conserve un éblouissant portail de style Rocaille.

L'hôtel Gouffier de Thoix - Le portail

L’hôtel Gouffier de Thoix – Le portail

Un somptueux portail Rocaille

Visible de la rue, le portail de l’hôtel constitue le plus bel élément d’architecture. Son tympan de style Rocaille est orné d’un ensemble de coquillages, de coquilles et de conques marines. Sur les vantaux sont sculptés des médaillons où l’on reconnaît Mars et Minerve, avec leurs trophées et leur casque à l’antique.

La façade sur cour de l’hôtel présente un beau fronton finement sculpté. De même, les agrafes des baies sont ornées de mascarons. Faisant face à l’aile droite de l’hôtel, le mur renard situé à gauche donne un effet de symétrie.

A l’intérieur, la salle à manger conserve un poêle en terre cuite de style rocaille. Les boiseries du grand salon sont un des plus beaux exemples du style Régence à Paris. Des trophées d’instruments de musique en décorent les vastes panneaux.

L'Hôtel Gouffier de Thoix - A gauche, le mur renard

L’Hôtel Gouffier de Thoix – A gauche, le mur renard

Des propriétaires célèbres

Cet hôtel est construit entre 1719 et 1727 par un certain Baudouin pour Henriette de Penacoêt de Keroualle, épouse de Thimoléon Gouffier, marquis de Thoix. Henriette est la sœur de la célèbre Louise de Kéroualle, duchesse de Portsmouth, maîtresse du roi Charles II d’Angleterre.

En 1768, les descendants vendent l’hôtel à Antoine-Martin Chaumont de la Galaizière, ayant fait fortune avec le système de Law. Beau-frère du contrôleur général des Finances Philibert Orry, il est choisi pour administrer le duché de Lorraine et devient chancelier du duc Stanislas Leczinski. Son fils conserve l’hôtel jusqu’à la Révolution.

L'Hôtel Gouffier de Thoix - Le portail Rocaille

L’Hôtel Gouffier de Thoix – Le portail Rocaille

Après être passé dans de nombreuses mains depuis la Révolution, l’hôtel Gouffier de Thoix est aujourd’hui affecté au service du Premier ministre. Il ne se visite pas.

Sources :
– Guide du patrimoine Paris, sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos, Hachette, 1994.
– Belles Demeures de Paris, Hachette Réalités, 1977.