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L’hôtel de Vigny


10 rue du Parc-Royal – M° Filles du Calvaire

3. marais

Datant du XVIIe siècle, l’hôtel de Vigny conserve de superbes décors intérieurs, redécouverts lors d’une restauration.

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L’hôtel de Vigny - La façade sur cour

En 1618, l’architecte Jean Thiriot (1590-1649) est chargé de construire une maison pour un financier, Charles Margonne, receveur général des Finances, qui habite encore l’hôtel Cornuel. L’édifice ne comprend alors qu’un logis et un pavillon contenant l’escalier.

En 1628, la maison est acquise par un homme fraichement enrichi, Jacques Bordier, intendant des Finances. Sa fortune lui permet d’agrandir l’hôtel : les deux ailes sur cour sont ajoutées tandis qu’un escalier doté d’une rampe en fer forgé (l’un des premiers du marais) est aménagé dans l’aile gauche.

En 1661, les héritiers Bordier vendent la maison à Anne de Villiers et à son époux, Louis Girard de la Cour des Bois. Le couple fait exécuter de somptueux décors intérieurs : la chambre de Madame de la Cour des Bois conserve un éblouissant plafond à l’italienne. Un cercle central est entouré d’un décor à voussures   de stucs dans lequel prennent place quatre médaillons en camaïeu. Représentant les quatre Eléments, ils sont l’œuvre de Jacques Gervaise. Quatre peintures dans des panneaux rectangulaires figurent les quatre saisons, peintes par Nicolas Loir.

De 1764 jusqu’à la Révolution, la demeure est habitée par la famille de Vigny de Courquetaine qui lui laisse son nom. Au XIX siècle, l’hôtel perd sa vocation résidentielle. Il est occupé par le bijoutier Plichon, puis par un fabricant d’automates, M. Roullet.

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L’hôtel de Vigny - La façade sur jardin

Surélevée au XIXe siècle, la façade de logis est décorée au niveau du rez-de-chaussée par un très beau portique   en pierre, rythmé de pilastres   ioniques, peut-être dessiné par Louis Le Vau pour les Girard. A l’arrière, le logis donne sur un jardin en partie préservé.

A l’intérieur, plusieurs salles du rez-de-chaussée conservent des plafonds à poutres et solives peintes, éléments décoratifs en vogue sous Louis XIII. Masqués, ils ont été seulement redécouverts en 1961 et ont permis de sauver l’hôtel qui devait être démoli.

A cette époque, le propriétaire, le Ministère de l’Education nationale, cède l’hôtel au ministère de la Culture. Il est affecté aux services de l’Inventaire général des richesses d’art de la France.

En 2007, l’hôtel est revendu par l’Etat qui cherchait à s’en séparer. Après un projet avorté d’hôtel de luxe, la demeure aurait été restaurée et transformée en appartements de luxe. Elle ne se visite malheureusement pas.

Pour l’entrepreneur et architecte Jean Thiriot, voir également l’hôtel Duret de Chevry, l’hôtel d’Hozier, l’hôtel de Loynes, l’hôtel Mégret de Sérilly, l’hôtel de Canillac, l’hôtel de Marle, l’hôtel Tubœuf.

Sources :
- Le Marais, évolution d’un paysage urbain, Danielle Chadych, Parigramme, 2010.
- Le Marais, Alexandre Gady, Le Passage, 2004


10 rue du Parc-Royal – M° Filles du Calvaire

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