L’usine électrique
de la Compagnie Parisienne
de l’air comprimé

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Une usine de production d’électricité

Au cours de sa carrière, l’ architecte Paul Friesé (1851-1917) est chargé de construire plusieurs centrales électriques et sous-stations parisiennes . La centrale électrique du quai de Jemmapes est bâtie de 1895 à 1898 pour le compte de la Compagnie parisienne de l’air comprimé (voir l’usine Sudac). La situation en bordure du canal Saint-Martin est avantageuse : le charbon est acheminé par des péniches et l’eau est prélevée dans le canal pour les condensateurs des machines à vapeur. L’usine doit alimenter en électricité 800.000 parisiens des quartiers Nord-est et centre.

L’ancienne usine d’électricité : la façade donnant sur le quai

Une charpente métallique en façade

Par manque d’espace, une partie seulement des installations prévues peut être construite. Sur le quai, l’architecte juxtapose les salles des accumulateurs (reconnaissables à la charpente métallique apparente et les grandes surfaces vitrées) et les bureaux administratifs (reconnaissables à l’appareillage brique et pierre et aux fenêtres classiques).

L’ancienne usine d’électricité : l’usine est placée perpendiculairement au quai

Une superposition des fonctions

A l’arrière, le vaste vaisseau perpendiculaire au quai abrite l’usine elle-même. Les différentes fonctions y sont superposées  : la chaufferie, la salle des générateurs et au-dessus les silos à charbon et les réservoirs d’eau. Ce bâtiment a perdu ses hautes cheminées. Bel exemple de rationalisme appliqué à l’architecture industrielle, la structure doit son originalité aux poutrelles métalliques porteuses qui se détachent des maçonneries de briques polychromes. Pour ses recherches esthétiques et sa grande rationalité, l’usine est récompensée par la médaille d’or à l’Exposition universelle de 1900.

L’ancienne usine d’électricité : la façade donnant sur le quai

Le déclin des usines électriques intra-muros

La construction de centrales électriques signent irrémédiablement le déclin des usines intra-muros entre les deux guerres. Après plusieurs affectations successives, l’usine appartient aujourd’hui à la société Clairefontaine-Exacompta.

Pour l’architecte Paul Friesé, voir également l’usine électrique du secteur Clichy, la sous-station électrique Opéra, la banque suisse et française, la sous-station électrique Temple, la sous-station électrique Bastille-La Cerisaie, la sous-station électrique Auteuil, la sous-station électrique Sèvres, la sous-station électrique Voltaire.

Sources :
Duclert (Ariane), Guide du promeneur 10e arrondissement, Paris, Parigramme, 1996.
Guide du patrimoine Paris, sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos, Paris, Hachette 1994.

Adresse : 132 quai de Jemmapes

Métro : Colonel Fabien

Arrondissement : 10e

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