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Le couvent Saint-Jacques


18-24 rue des Tanneries et 33bis-35 rue de la Glacière et – M° Glacière

13e arrondissement

Le couvent Saint-Jacques a été bâti en 1969 pour l’ordre dominicain dans le style brutaliste   par l’architecte Joseph Belmont

Le couvent Saint-Jacques
©paris-promeneurs

L’ordre des Prêcheurs ou ordre dominicain

Cet ordre religieux connu sous le nom d’ordre dominicain ou Jacobins, est fondé en 1215 à Toulouse sous l’impulsion de Dominique de Guzman. C’est un ordre mendiant mais il n’a pas vocation à s’isoler. Un couvent dominicain s’installe à Paris rue Saint-Jacques en 1218, démoli après sa suppression en 1790. Un autre couvent des Jacobins est fondé en 1631 rue Saint-Honoré. Démoli lui aussi, il avait abrité le célèbre club des Jacobins.

Le couvent Saint-Jacques
©paris-promeneurs

Le couvent Saint-Jacques ou couvent dominicain

Ce couvent est construit en 1966-1969 par l’architecte Joseph Belmont. La communauté souhaite alors s’établir dans un bâtiment contemporain ouvert sur la ville.

L’architecte livre un intéressant bâtiment compact aux façades brutalistes en béton sablé. Donnant directement sur la rue des Tanneries, il abrite 60 chambres disposées à la périphérie du volume et desservies par un couloir aveugle.

Les façades sont rythmées par l’alternance de bandes verticales en béton et d’ouverture en menuiseries de bois. Ces panneaux se prolongent au-dessus du toit à des hauteurs variables conférant au bâtiment une certaine musicalité. Selon son architecte, "’l’esthétique générale de la construction est dans la mouvance de l’architecture japonaise contemporaine, rigoureuse, dépouillée et d’une puissante force des lignes".

Le couvent Saint-Jacques : l’église éclairée par la lumière provenant du canon à lumière
©Couvent Saint-Jacques

Une église semi-enterrée

Au centre du bâtiment, l’église est semi-enterrée. Son plan carré symbolise la terre. Elle est éclairée par un vaste canon à lumière (un exemple de canon à lumière ci-dessous) se développant sur six niveaux et terminé au sommet du bâtiment par cinq lanternaux faisant pénétrer la lumière. Le plafond est courbe et revêtu de bois.

L’assemblée (350 places) est disposée sur trois côtés autour de l’autel placé sur une marche en bois. Le sol est principalement dallé de travertin avec un cheminement central en ardoise : le noir et le blanc symbolisent l’argent et le sable, les couleurs héraldiques du blason de l’Ordre des Prêcheurs.

Planté d’arbres, le traditionnel cloître monastique est placé de manière originale sur le toit-terrasse.

Un exemple de canon à lumière : celui de l’église Saint-Pierre à Firmini imaginé par Le Corbusier

Une riche bibliothèque conventuelle

Le couvent est complété par plusieurs bâtiments : l’un abrite une bibliothèque de 50.000 volumes. Donnant sur la rue de la Glacière, un grand parallélépipède à la longue façade (plutôt monotone) abrite des logements pour étudiants et bureaux.

Le couvent Saint-Jacques
©paris-promeneurs

Pour l’architecte Joseph Belmont, voir également l’ancien siège des AGF.

Sources :
Lapierre (Eric), Guide d’architecture Paris 1900-2008, Paris, Pavillon de l’Arsenal, 2008.
https://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/75-Paris/75113-ParisXIIIArrdt/151621-ChapelleSaint-Jacques(dominicains)


18-24 rue des Tanneries et 33bis-35 rue de la Glacière et – M° Glacière

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