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Les hôtels de la rue Royale


Rue Royale – M° Concorde

8e arrondissement

Lotie à partir de 1769, la rue Royale est l’une des plus belles réalisations architecturales du XVIIIe siècle à Paris.

La rue Royale : l’hôtel Le Roi de Senneville (n°6)
©paris-promeneurs

La rue Royale est tracée en 1758 par l’architecte Jacques-Ange Gabriel : elle relie la place Louis XV (actuelle place de la Concorde) à la future église de la Madeleine.

L’architecte Louis Le Tellier et son fils Louis-Pierre vont en profiter pour spéculer et construire de grands immeubles. Ils édifient d’abord l’hôtel Le Maître et l’hôtel de Ségur, tous deux situés rue Saint-Florentin, en 1768.

Puis Les Le Tellier lotissent la rue Royale : ils construisent en 1769 l’hôtel Le Roi de Senneville (n°6) et l’hôtel de La Tour du Pin-Gouvernet (n°8). Suivront après 1781 les hôtels des n°9, 11 et 13.

Les hôtels de la rue Royale : la cour de l’hôtel Le Roi de Senneville (n°6)
©paris-promeneurs

Encore aujourd’hui, la rue Royale présente une belle homogénéité et figure parmi les plus belles réalisations du XVIIIe siècle à Paris.

Les façades ont toutes la même ordonnance   : de hautes arcades englobent le rez-de-chaussée et l’entresol. Au-dessus, le 1er étage correspond à l’étage noble, avec une belle hauteur sous plafond. Les fenêtres moulurées y sont surmontées de corniches. Moins prestigieux, le second étage présente une hauteur moindre. Enfin, des lucarnes surmontées de frontons   triangulaires éclairent les combles.

Une partie des décors d’origine subsistent aux n° 8, 11 et 13. Toutefois plusieurs salons du n°11 ont été remontés au musée Nissim de Camondo et au musée des Arts décoratifs de Buenos Aires. Un salon du n°13 est maintenant au Pennsylvania Museum of Art.

Rue Royale : l’hôtel de La Tour du Pin-Gouvernet (n°8)
©paris-promeneurs

Le n°3 a appartenu au grand architecte néoclassique Etienne-Louis Boullée. A partir de 1883, un restaurant devenu illustre s’ouvre au rez-de-chaussée : Maxim’s, appartenant aujourd’hui au couturier Pierre Cardin. A l’intérieur, des décors Art nouveau ont été dessinés en 1899 par l’architecte L. Marnez.

L’architecte Jacques-Ange Gabriel aurait vécu au n°8. Mme de Staël aurait habité le n°6 en 1816-1817. La maison Christofle s’est installée au n°9, succédant au grand antiquaire Jansen. Le duc de La Rochefoucault-Liancourt, fondateur de l’Ecole des Arts et Métiers, y occupa également un appartement où il mourut en 1827.

Au n°11, la galerie   Royale a été créée pour relier la rue Royale et la rue Boissy d’Anglas. A l’intérieur, cette galerie   est le temple de l’orfèvrerie : on y trouve les maisons Bernardaud, Lalique et Christofle. De prestigieux bijoutiers occupent également les rez-de-chaussée de plusieurs hôtels de la rue Royale.

A sa mort, Louis Le Tellier est à la tête d’un beau parc immobilier : il possède 22 immeubles, répartis entre Paris, Versailles, Chaville et Châtillon-sous-Bagneux.

Pour l’architecte Louis Le Tellier, voir également la maison Le Tellier, le prieuré Saint-Martin des Champs, l’hôtel de Tessé, l’hôtel Le Maître, l’hôtel de Ségur.

Sources :
Gallet (Michel), Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
Sorel (Philippe), Guide du promeneur 8e arrondissement, Paris, Parigramme, 1995.


Rue Royale – M° Concorde

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