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L’ancien siège de l’imprimerie Firmin - Didot


56 rue Jacob – M° Saint-Germain-des-Prés

6e arrondissement

L’hôtel Le Peletier de Rosanbo a abrité le siège de Firmin Didot, l’une des plus importantes imprimeries françaises.

Le siège de l’imprimerie Firmin-Didot
©paris-promeneurs

Issu d‘une famille originaire de Lorraine, François Didot (1689-1757) est reçu libraire en 1713 et maître imprimeur en 1754. Il ouvre un magasin à l’enseigne de « la Bible d’or » sur le quai des Augustins.

Parmi ses 11 enfants, deux de ses fils vont contribuer au développement de l’entreprise familiale. François-Ambroise (1730-1804) lui succède comme imprimeur tandis que Pierre-François (1731-1795) hérite de la librairie avant de se lancer lui aussi dans l’impression.

François-Ambroise Didot ouvre une fonderie rue Pavée Saint-André-des-Arts où il fait graver des caractères d’une grande élégance. C’est à lui qu’on attribue les premiers essais d’impression sur papier velin. Mais surtout, il est l’un des inventeurs du système de point typographique qui sera appelé point Didot.

Après lui, ses deux fils Pierre (1761-1853) et Firmin (1764-1836) vont contribuer à accroître la notoriété de la famille. Pierre est imprimeur du Sénat dès 1800. Dès 1798, il se lance dans l’édition d’ouvrages prestigieux comportant de magnifiques illustrations.

Firmin est sans nul doute le personnage le plus illustre de la lignée Didot. C’est d’ailleurs lui qui obtient pour ses descendants le droit de s’appeler Firmin-Didot. En 1789, il prend la direction de la fonderie familiale. L’Assemblée Nationale lui confie la fabrication des assignats.

En 1823, Firmin Didot achète une papeterie au Mesnil-sur-l’Estrée. Il y réunit toutes les branches de l’art typographique. L’établissement devient une véritable école d’enseignement professionnel où viennent se former de nombreux imprimeurs français et étrangers.

En 1827, Firmin Didot créé la société «  Firmin Didot frères » et décide de la confier à ses trois fils. Attiré par la politique, il est député de l’Eure-et-Loir de 1827 à 1836.

Outre plusieurs autres sites de fabrication implantés sur les bords de l’Avre et de l’Eure, la famille Firmin-Didot finance, dans la tradition philanthropique chrétienne, la construction d’habitations pour les employés, d’une école pour filles, d’un Internat de sourdes-muettes (elles sont employées dans l’usine).

A Paris, les Firmin-Didot installent vers 1830 le siège social de l’entreprise au n°56 rue Jacob, dans l’hôtel Le Peletier de Rosanbo. C’est dans cet hôtel que fut signé en 1783 le traité de Paris, marquant la fin de la guerre d’indépendance des Etats-Unis. On peut encore lire sur la façade l’inscription « Typographie de Firmin Didot ».

Aujourd’hui, l’imprimerie Firmin-Didot a intégré le groupe CPI, l’un des plus importants imprimeurs d’Europe, fondé par Cyrille Chevrillon et Nicolas Philippe.

Source :
« Si Firmin Didot m’était conté »


56 rue Jacob – M° Saint-Germain-des-Prés

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